Manette Salomon, Edmond et Jules de Goncourt, 1883
Huile sur sa toile d'origine, signée en bas à droite (Paul FOINET fournisseur de toile)
Tableau illustrant le roman des frères Goncourt, les représentant en peintres dans un atelier.
HIST: Tableau figurant au Salon des artistes français 1883 sous le numéro 861.
136 x 100,8 cm
Adjugé 42 000 €

Manette Salomon, Ed. et J. de Goncourt, 1883 Huile sur toile signée en bas à droite 135 x 100 cm Tableau de Salon ayant figuré en 1883 au Salon de la société des beaux-arts de Paris puis au Salon de la société des amis des arts de Versailles, y ayant obtenu la médaille d'argent de première classe.
Manette Salomon, figure emblématique du roman éponyme des deux frères Goncourt (1867), est une comédie humaine de la peinture. Le héros principal voit son talent progressivement ruiné par la femme qu'il aime, son modèle et sa maîtresse, Manette Salomon. Le héros est toutefois «un peintre mondain et officiel, couronné de succès. Cette intrigue fait revivre toute l'histoire de la peinture entre 1840 et 1860, à l'ombre d'Ingres et de Delacroix, à côté de l'École de Barbizon. On y voit l'École des Beaux-Arts, la Villa Médicis, les Salons...» ed. Gallimard. «La Manette Salomon de M. Charles Durand s'élève au-dessus de la masse des intérieurs d'ateliers [...] ici les détails pittoresques sont le moyen et non le but. Les objets de curiosité déterminent le lieu de la scène, comme les vieilles étoffes encadrent la femme dont la beauté se met au service de l'art. Le modèle forme le centre d'une composition trouvée, selon un sentiment très artistique. Ce ne pouvait être l'idéalisation du temple mais, en se maintenant dans l'harmonie de son sujet, M. Durand a évité de renchérir sur le réalisme du roman, qui aurait abouti à une image déplaisante» in La Chronique des arts et de la curiosité du 29 septembre 1883, p. 243
«Très gracieuse, cette Manette Salomon, de M. C. Durand, une femme nue, aux modelés agréables, d'après le roman des frères goncourt» in Supplément au Parnasse du 15 mai 1883 «LE SALON DE PARIS», p. 8