Publié par La Gazette

Emmanuel Coulange-Lautrec (1824-1898), Le Retour d’Ulysse, 1872, huile sur toile marouflée sur panneau, 65 x 109,5 cm.

Adjugé : 31 250 €

Dix ans qu’il attendait ce moment. Revenir sur sa chère île d’Ithaque et retrouver sa femme Pénélope et son fils Télémaque. Si le sujet est des plus picturaux, il est pourtant assez rare dans la peinture ancienne, qui préfère développer à souhait les péripéties de l’odyssée d’Ulysse. Emmanuel Coulange-Lautrec (1824-1898) s’en est emparé dans un traitement antiquisant, marqué par le néoclassicisme du début du XIXe siècle et baigné dans la lumière blonde d’un soir d’été méditerranéen. Le Retour d’Ulysse, maintes fois espéré, se matérialisait à 31 250 €, s’installant sur la plus haute marche du temple de la victoire (source Artnet). L’artiste, né à Nîmes, a produit de nombreux paysages ou scènes à l’antique avec les rivages méditerranéens pour cadre. L’Antiquité se matérialisait une nouvelle fois un peu plus tard dans la journée, dans une tête de statue représentant Mercure, une sculpture en marbre blanc datant de l’époque romaine, au IIe-IIIe siècle. Malgré les outrages du temps, elle conserve une belle allure et beaucoup de présence et frappait une enchère de 26 250 €. Mercure, dieu protecteur des voyageurs, grâce auquel Ulysse a pu échapper à Circé la magicienne, distillait à nouveau ses bienfaits !

Mercredi 29 mars, salle 6 - Drouot-Richelieu.
Tessier & Sarrou et Associés OVV. MM. Millet