Publié par la Gazette

Roger Godchaux (1878-1958), Lionne et lionceau, bronze à patine brune et dorée, fonte Susse, cire perdue, vers 1930, 52 x 86 x 34 cm.

Adjugé : 66 040 €

À l’instar de ses confrères animaliers, Roger Godchaux (1878-1958) fréquente assidûment la ménagerie du Jardin des Plantes – le laboratoire d’anatomie du Muséum également – et participe aux grands salons de l’entre-deux-guerres, qui lui apportent médailles et récompenses, mais aussi et surtout des commandes de l’État français et du Newark Museum, aux États-Unis. En obtenant 66 040 €, ce groupe d’une lionne et son petit en bronze montait sur la deuxième marche du podium – juste derrière le modèle très recherché de l’Éléphant et cornac – et obtenait le premier prix français, un très joli score donc. Il honore le travail d’un sculpteur qui se voulait véritable portraitiste de la faune – sa préférence allant aux éléphants et aux fauves –, portant un soin extrême au traitement des têtes en leur conférant une quasi humanité. Son souci de vraisemblance s’étendait jusqu’au rendu du pelage et de la morphologie. L’art statuaire s’illustrait également avec les 76 200 € recueillis par un bois polychrome sculpté en 1983 dans une racine d’acacia par Étienne-Martin (1913-1995). L’objet étonnant, titré Alléluia, une pièce unique de 305 cm de hauteur, était exposé suite à un prêt depuis 1992 au musée d’Art et d’Archéologie de Valence. L’œuvre de cet artiste est inclassable, menée délibérément en dehors des grands mouvements contemporains, s’expérimentant sur des matériaux inusités et se faisant témoignage d’une quête spirituelle complexe.
Jeudi 4 mai, salle 10-16 - Drouot-Richelieu.
Tessier & Sarrou et Associés OVV. Plaisance Expertise, M. Ottavi.