Publié par la Gazette
En 1888, Edmond Rostand (1868-1918) est un jeune auteur en devenir lorsque le théâtre de Cluny monte sa première pièce, un vaudeville titré Le Gant rouge. Six ans plus tard, en 1894, il obtient son premier succès avec Les Romanesques, une comédie en trois actes et en vers, présentée à la Comédie-Française. Son personnage principal est… un mur ! Celui-ci sépare deux jardins et deux amoureux, Percinet et Sylvette, épris l’un de l’autre en cachette de leurs pères et qui viennent se confier auprès de lui sans se voir. Cette pièce, qui porte déjà en elle le style fantaisiste et poétique de son auteur, lui ouvre définitivement les portes du milieu du théâtre et l’encourage à écrire pour Sarah Bernhardt. La Princesse lointaine et La Samaritaine voient ainsi le jour en 1895 et 1897, avant la consécration du 28 décembre 1897 lors de la première, donnée au théâtre de la Porte-Saint-Martin, de Cyrano de Bergerac. Cette édition originale des Romanesques en un volume in-16, dans une reliure en plein maroquin beige et enrichie par Rostand d’un poème autographe inédit – signé et daté du 25 juillet 1894 –, est dédicacée par l’auteur à Maurice de Féraudy, sociétaire et figure inoubliable de la Comédie-Française pour ses diverses interprétations – dont celle d’Isidore Lechat dans Les affaires sont les affaires d’Octave Mirbeau. L’ouvrage obtenait 2 125 €.
Mardi 26 septembre, salle 12 - Drouot