Henry VALENSI (1883-1960) 
Né à Alger, Valensi s’inscrit en 1898 aux Beaux-Arts de Paris et étudie dans l’atelier de Bonnat où il se forme au solide métier de dessinateur.
Entre 1900 et 1912, il voyage dans toute l’Europe ainsi qu’en Russie et Turquie, y propageant pendant quelques années une peinture néo-impressionniste assez proche par le traité de celle de Picabia à cette même période.
A l’invitation de Dinet en 1905, Valensi expose au Salon des Orientalistes. 
A partir de 1909, sous l’influence du cubisme parisien et du futurisme italien, l’artiste abandonne la touche divisée, séduit par les « rythmes simultanés » que développent Delaunay, Carra et Balla.
En 1912, Valensi avec Duchamp, Gleizes, Picabia et les époux Delaunay fondent le Salon de la Section d’Or, exposition qui donnera par la suite naissance à l’orphisme, le synchronisme et le musicalisme. Convergence de l’art musical et pictural, le musicalisme sera défini par Valensi dans son manifeste de 1932, complété en 1934. L’artiste y associera la ciné-peinture, nouvel art inspiré des dessins animés de Walt Disney.

Sources : Marie Talon, galerie Drouart, Pierre Cailler.


Extrait du manifeste sur le musicalisme : « Le musicalisme n’est pas seulement la traduction d’œuvres musicales par les moyens d’un autre art, mais il consiste exclusivement à œuvrer dans un autre art à la façon dont le compositeur fait sa musique. »

 

Symphonie hivernale, 1934 
Huile sur toile 
Signée, titrée et datée vers la gauche 
95 x 130 cm