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Astrolabe maghrébin du XIVe siècle Astrolabe…

Lot 170
50 000 - 80 000 €
Résultat: 252 000 €

Astrolabe maghrébin du XIVe siècle Astrolabe…

Astrolabe maghrébin du XIVe siècle Astrolabe en laiton de 25,2 cm de diamètre, signé en coufique oriental avec points diacritiques, 'Au nom de Dieu, clément et miséricordieux: Que Dieu benisse notre Seigneur Muhammad et sa famille: Fait par Muhammad ibn Qâsim al-Qurtubî en la ville de Fès, que Dieu la protège bien: et terminé au mois de Jumâda I [Jumâdâ al-aula] l'année 719 de l'Hégire [= mai 1319]. L'araignée porte les noms et les positions de vingt-trois étoiles dont dix (boréales) à l'intérieur de l'écliptique et treize (australes) à l'extérieur. Le tracé de l'écliptique porte les noms usuels des douze signes zodiacaux. La position de chaque étoile est indiqué par un index en forme d'une feuille gravée. Une série de quarantecinq goupilles (dont seize manquent) placées symétriquement sur l'araignée à une date postérieure semble n'avoir qu'une fonction décorative. Deux des index sont cassés, dont un avec manque. Le limbe de l'astrolabe, divisé en 360°, est fondu dans une seule pièce avec le trône, ajouré et gravé, et rivé au dos. Celui-ci est gravé sur le limbe d'une échelle de degrés en quatre fois 90°, avec un calendrier zodiacal divisé en trente parties (0° Aries = 15 mars), les mois occidentaux sont divisés en 28, 30 et 31 jours. A l'intérieur de ces échelles, les deux quadrants supérieurs contiennent un diagramme des heures inégales avec les lignes horaires chiffrées placées autour de l'inscription centrale contenant la signature du fabricant. Les deux quarts inférieures contiennent un carré des ombres de douze divisions. Une inscription, peut-être une dédicace, semble avoir été effacé sous le carré des ombres. L'intérieur de la mère est vide sauf pour les cercles de l'équateur et les tropiques. Le tympan (sur trois ou quatre) est établi sur une face pour 33° 32', Fez et Bagdad, et sur l'autre pour 38° 33', Cordoue et Jaén. Les deux faces sont également gravées avec les lignes des prières et les heures du jour qui sont numérotées. L'axe, le cheval et probablement l'alidade, sont des remplacements postérieurs. Grand et bel astrolabe, d'un haut intérêt historique, témoin de la transmission de connaissance de l'instrument d'al-andalus en Maghreb. Concernant Muhammad ibn Qasîm nous n'avons aucun renseignement sauf que sa famille était originaire de Cordoue. Elle a peut-être quitté cette ville à la suite de sa prise par Ferdinand III de Castille en 1236. Quoi qu'il se soit, l'astrolabe de Muhammad, même s'il a été fabriqué à Fès, n'offre aucune similarité avec les astrolabes marocains de la même époque, mais des fortes ressemblances avec les instruments andalous de la génération précédente: voir pour exemple un astrolabe de Muhammad ibn Yûsuf ibn Hatim date 638AH [1240/41 AD], (Pingree N° 2) ou l'araignée de l'astrolabe illustré dans les Libros del Saber de c.1276. Que la date de l'équinoxe de printemps, est valable pour le XIIe siècle suggère que Muhammad ibn Qasim s'est basé sur un texte, ou un modèle espagnol ancien. Provenance Professeur Robert Deschien (1885-1978) de l'Institut Pasteur, chercheur en maladies tropicales. Au courant des années soixante il a effectué plusieurs missions au Maroc. Pour sa carrière voir, http://www.pasteur.fr/infosci/archives/dcs0.html Bibliographie Cet astrolabe est publié dans David A. King, In Synchrony with the Heavens: Studies in astronomical Timekeeping and Instrumentation in Medieval Islmaic Civilization: ii Instruments of Mass Calculation, Leiden & Boston 2005, p.873. Pour un astrolabe espagnol comparable, voir David Pingree, Eastern Astrolabes (Historic Scientific Instruments of the Adler Planetarium and Astronomy Museum, ii), Chicago 2009, 6-9
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