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EMILE GALLE (1846-1904)

Lot 46
40 000 - 50 000 €
Résultats avec frais
Résultat: 35 560 €

EMILE GALLE (1846-1904)


Exceptionnel et rare vase en verre présentant un décor dégagé à l'acide figurant deux cigales dégagées à la meule et reprises au touret afin d'obtenir une fine ciselure qui se déttache sur un fond de salissures intercalaires de cobalt.
Les deux insectes sont à leur tour émaillés et le pourtour du vase est lui même décoré d'un fond de paysage et d'herbacés repris à la meule.
Signature “Gallé” sculptée à la meule sur la panse du vase.
Vers 1884.
H: 8,5 cm
Les vases que nous vous présentons, lots 46, 47 et 48, sont des créations artistiques d'Emile Gallé.
Il s'agit de trois pièces uniques, rarissimes témoignages des recherches de l'artiste sur la marqueterie de verre.
Cette technique, issue de celle sur bois, consistait à presser des fragments de verre chaud puis à les aplanir et à les graver.
La mise en oeuvre de ces opérations était compliquée par les phénomènes de dilatation et de contraction du verre lors des différentes phases de chauffage, causant parfois des fêlures qui n'apparaissaient que lors de l'ultime stade de réalisation.
Ainsi les trois pièces abouties que nous vous présentons font parti des rares témoignages parvenus jusqu'à nous et sont extrèmement rares sur le marché.
Il semblerait que le vase que nous vous présentons, dont nous avons retrouvé seulement trois autres variantes connues, soit, de part sa technicité, le plus élaboré de toutes les pièces.
La variante qui se rapproche le plus du notre est documenté dans l'ouvrage d'Alastair Duncan et Georges Bartha “Glass by Gallé” à la page 61.
En effet, on retrouve ici un vase reprenant le même thème de la cigale mais sans le travail de l'émaillage.
Un autre vase avec une cigale se trouve au musée “Suntory Museum of Art de Tokyo”. Il est reproduit dans l'ouvrage dédié à Emile Gallé par Bernanrd Hakenjos à la page 55. Celui-ci est avec des salissures intercalaires et émaillé. Il fut offert en 1894 par monsieur Edmond de Goncourt à madame Julia Alphonse Daudet.
La dernière variante connue est reproduite dans l'ouvrage de Philippe Garner à la page 111, date de 1889 et provient d'une grande collection Londonienne.
Le thème de ce vase figurant des sauterelles représente certainement une des plaies d'Egypte.
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